LE MARIAGE ORTHODOXE - 2
Le témoin échange à nouveau trois fois les couronnes en croisant les bras. De cette façon, le lien entre les époux est une fois de plus marqué symboliquement. Pour souligner encore cette unité, le témoin - omni¬présent - place sur le dos des jeunes mariés une étoffe. C'est à ce moment que l'on sait lequel des deux mènera le ménage : si le marié marche le pre¬mier sur les pieds de sa femme, c'est lui qui sera le maître de la maison. Si c'est elle qui est plus rapide, les rôles seront inversés. Parfois, le couple s'entend à l'avance pour ne pas s'écraser les pieds, malgré les encouragements de l'assistance. Le prêtre prend alors le couple par la main et, avec le témoin, ils font trois fois le tour de l'autel. Une vraie ronde... L'assemblée leur lance alors du riz, des dragées, des bonbons, des fleurs et des pièces de monnaie. Les enfants se jettent dessus... La solennité vire à la joie et à la fête, le père du marié invite au banquet. Avant que le couple ne quitte l'église, on leur attache des billets de banque aux vêtements. C'est souvent le moment où le jeune couple reçoit des bijoux de famille en or. Tout le monde se dirige, à grands coups de klaxon, vers le lieu de la réception et du festin. On évitera de suivre le même chemin que celui emprunté pour se rendre à l'église pour tromper les mauvais esprits. Parfois, le cortège fera un court arrêt chez les parents du marié. Devant la porte, la mariée reçoit une cuillerée de miel et boit un verre d'eau. Eli-met ainsi de chercher à s'adoucir et de veille pas se disputer avec sa belle-famille. Une assiel placée sur le seuil de la porte d'entrée : la irait brise du pied, symbolisant la rupture de l'hymen. On cogne les têtes des mariés l'une contre l'autre les inciter à se conduire intelligemment dans la fête peut commencer et donne l'occasion à multiples plaisanteries. Le mari est par exemple obligé de racheter son épouse à la communauté des femmes qui essaient de lui en vendre une autre, se vieille, cachée sous un voile...