Dansons
A toute époque, la festivité la plus courante lors des mariages est la danse. On danse sur l'herbe, à Florence, pour . J mariage de Laurent le Magnifique et de Clarissa (1469), on danse au Louvre pour celui de Marie Stuart (1558), à Saint-Jean-de-Luz pour celui de Louis XIV (1661), on danse à Venis jusqu'à la tombée du jour avant de faire une petite promenade en gondole, on danse à la Cour de Vienne pour le nariage de François-Joseph et d'Elisabeth (1854), comme on danse au mariage de Joséphine Baker et de Jo Bouillon. Infatigable malgré la septicémie qui l'a alitée cinq mois. Joséphine met une ambiance incroyable, riant, dansant, parlant. Voyant que la nièce de son mari. Maryse, âgée de dix-sept ans ne malgré la septicémie qui l'a alitée cinq mois. Joséphine met une ambiance incroyable, riant, dansant, parlant. Voyant que la nièce de son mari. Maryse, âgée de dix-sept ans ne
danse pas. elle s'approche d'elle et lui dit : Eh bien, voyons, Maryse, tu ne danses plus.
D un mouvement sec, Joséphine envoie valser ses escarpins e: continue la danse, pieds nus, au milieu des rires. Dans les villages, on fait la fête pendant plusieurs jours. Tous les b itants du village sont conviés et le clocher sonne à toute volée le début de la noce. Après la cérémonie religieuse, le cortège ac r. Mnpagné des musiciens se promène dans tout le village. En Angleterre, au XVIe siècle, les festivités se poursuivent sur le pré communal : combats de coqs, d'ours, de chiens, de blaireaux, joutes, luttes y sont pratiqués devant un public féminin attentif... Le peintre Bruegel nous montre la liesse populaire dans ses tableaux de noces paysannes. Après les longs travaux des champs, les couples se laissent çntraîner par la frénésie de la danse, grisés par le vin, joyeux de rire, d'oublier les soucis quotidiens et les contraintes en tout genre. Baisers dérobés, mains lestes, attouchements furtifs... la fête contraste avec la solennité religieuse du mariage ! Jusqu'au XXe siècle, dans les noces populaires, jeunes et vieux chantent en chœur, portent des toasts, entonnent des refrains, lancent des plaisanteries, bavardent gaiement et entament une farandole. Ce n'est qu'après que s'ouvrira le bal, pour la jeunesse ardente qui n'a pas si souvent l'occasion de danser.