La robe servira au berceau
Cette robe, vaporeuse, élégante et délaissée à la fin de la noce, sera précieusement nettoyée et rangée au fond de l'armoire. A l'époque où les robes étaient de toutes les couleurs, on remettait sa robe pour les grandes occasions, notamment pour la messe célébrant le retour de l'accouchée parmi la communauté chrétienne. Maintenant, hormis les femmes célèbres qui peuvent les donner à un musée où l'on peut venir les admirer (depuis Victoria, toutes les reines et les princesses d'Angleterre cèdent leurs robes de mariée au London Muséum ; Grâce Kelly a fait don de la sienne au musée de Philadelphie), les mariées oublient tout doucement leur robe d'un jour dont la blancheur fane discrètement au fond d'un carton. Certaines jeunes femmes s'arment toutefois d'une paire de ciseaux et coupent, l'organdi, le plumetis ou le ttdle, un morceau de leur robe pour en tapisser la nacelle du berceau. Une façon de boucler le cercle : faire dormir le bébé dans les voiles soveux d'un mariage !