Le mariage juif – partie1
Les futurs époux s'orientent générale¬ment vers la synagogue qu'ils connais¬sent bien. Pour les aider dans leur choix, le Consistoire dispose aussi d'une liste de lieux de culte avec photos et prestations proposées à l'occasion d'un mariage. Il peut également dispenser une préparation spirituelle aux futurs époux (cours sur la pratique de la religion dans la vie quotidienne). Le mariage juif fait intervenir un cérémonial (chants, chœur, décoration, musique, etc.) totalement indépendant de la synagogue elle-même. Il est pos¬sible ainsi, en fonction des moyens de chaque famille, de faire un « mariage-sur-mesure », le coût ne dépendant plus seulement du prix de base mais des prestations qui ajoutent en solennité. Si les fiancés n'appartiennent pas au même rite juif, l'usage veut qu'on retienne celui du jeune homme : voilà un facteur décisif dans le choix de l'officiant. Cette tradition offre un autre avantage, celui de pouvoir demander à un rabbin que l'on connaît bien de venir célébrer le mariage dans une synagogue à laquelle il n'est pas rattaché. Par courtoisie, la famille présentera le religieux à celui de la synagogue retenue, en le priant de bien vouloir le laisser célébrer. Bien entendu, le rabbin proposera aux futurs époux un ou plusieurs entretiens, pour mieux faire connaissance avec eux et les aider à préparer leur mariage selon la foi juive. Choisir la date de son mariage n'est pas un acte anodin. Tout d'abord, avant de vous présenter devant le rabbin, vous devrez vous être mariés civilement au préalable. Ensuite, il faut compter avec les jours pendant lesquels les mariages (civil et religieux) sont interdits : le jour du sabbat, les fêtes et jours de jeûne, Rosh Achana, Jeûne de Guedalia, veille de Kippour, Yom Kip-pour, Soukot, Jeûne du 10 Tevet, Jeûne d'Esther, Pessa'h, période de l'Orner (compter 51 jours à partir du 2e jour de Pessa'h pour les Ashkénazes ; les Séfarades peuvent se marier à partir de Lag Baomer), Chavouot et la période entre le 17 Tammouz et le 9 Av. Il faut aussi connaître les périodes « nida » de la femme, ou période des règles. Le couple doit pouvoir consommer le mariage : l'épouse doit donc être « pure ». À partir du premier jour des règles, on compte généralement 5 jours d'écoulement, auxquels s'ajoutent 7 jours de pureté pendant lesquels la femme ne doit pas avoir de rapport sexuel. Ensuite, elle s'obligera au bain rituel (le Mikvé), qui lui conférera une nouvelle pureté indispensable à la célébration et la consommation du mariage. La jeune femme ira au Mikvé en compagnie de sa mère, de ses sœurs, d'amies, ce rite revêtant le caractère d'une fête. Après la toilette et le bain purificateur, elle recevra un certificat indispensable pour célébrer le mariage dans lequel la responsable du Mikvé atteste qu'elle a vu Mademoiselle X s'immerger tel jour. En résumé, vous ne disposez que de dix-huit jours environ par mois pour célébrer votre union ! À noter que ce bain n'est pas obligatoire pour le fiancé. Il peut librement le choisir ou le refuser. À la différence de ceux du mariage civil, ils représentent le couple et non cha-cun des futurs époux. Les témoins doivent être de bons pratiquants. De sexe masculin uniquement, ils ne peuvent en aucun cas appartenir à l'une ou l'autre des familles des époux, sous peine d'invalidation du mariage. Si l'on ne veut léser personne, on peut choisir le rabbin et l'officiant de cérémonie comme premier et second témoins.