Les contradictions classique2

Robert Doisneau photographiera encore, en 1951, une coutume semblable en Poitou : le cortège est arrêté par un ruban tendu entre deux chaises, que le père de la mariée doit couper et répartir entre les deux célibataires de la noce. En passant entre les chaises, chacun mettra dars une sébile prévue à cet effet une pièce pour les vachers. Quant aux fagots disposés le long du chemin, il faudra les enflammer pour signifier qu'un nouveau foyer se crée au village. Après l'église, les mariés se prêtent aux rites de fécondité qui assurent le mariage aux jeunes célibataires qu'ils viennent de quitter. Le partage d'une coupe de vin et d'un quignon de pain, combattu par l'Église au Moyen Âge parce qu'il rappelle trop la communion, est de moins en moins attestée ; Laisuel de la Salle le signale encore dans le Berry au xixe siècle, mais il s'effectue au domicile conjugal. La distribution aux pauvres d'une partie du treizain est souvent remplacée par une poignée de grains ou de piécettes jetée à la volée. Lancée au départ par les mariés sur les célibataires et le symbolisme-sexuel est ici évident elle le sera bientôt par les assistants »sur le couple : la pluie de riz qui l'accueille encore au sortir de l'église ou de la mairie a la même signification et féconde nouveau ménage. Laisnel de la Salle y voit le souvenir du Gia jeté par les anciens Hébreux sur les mariés pour que croissent et multiplient selon la promesse faite à Anran. Mais le symbolisme est trop évident pour qu'il soit besoin telles références. Le repas de noces suit de plus en plus la cérémonie dans les régions qui respectent les « nuits doble on s'arrange pour que la noce dure les trois jours inclus.