Usages d'ailleurs
En Espagne, la mariée porte plusieurs jarretières. Le marié les offre aux demoiselles d'honneur. En Angleterre, une vieille coutume veut que la mariée porte quelque chose de neuf et quelque chose de vieux, une chose prêtée et un objet bleu. Le neuf et le vieux représentent la vie qui se poursuit, le passage de l'ancienne vie à la nouvelle, le bleu symbolise l'amour tandis que la chose empruntée symbolise le partage dans le couple et, si elle appartient à une femme heureuse en amour, elle joue le rôle de porte-bonheur. Certaines fiancées font coudre aussi dans leur robe de mariée un minuscule gri-gri. Les couturières qui souhaitent trouver un époux peuvent y ajouter un objet qui leur appartient ! Un sou dans le soulier signifie que l'on espère faire un mariage prospère. Les rubans symbolisent la pureté. Et le voile est fait pour éloigner les esprits malins tout comme le bouquet, autrefois constitué d'herbes choisies en conséquence. Jeter du riz à la sortie de l'édifice religieux ou découper le gâteau sont des symboles de la fertilité espérée. En Suède, un mouchoir passe de mère en fille ou d'amie à amie. Censé transmettre le bonheur conjugal, il perd son pouvoir bénéfique s'il passe dans les mains d'une femme malheureuse. On arrête alors immédiatement le jeu et on se débarrasse de l'objet. Dans les pays Scandinaves également, porter des bijoux d'argent ancien protège la mariée des maléfices. En Amérique du Nord, le père achève la préparation de la toilette de sa fille en fermant par exemple quelques boutons de sa robe. Il lui montre ainsi son affection et lui porte bonheur. Néanmoins, il revient toujours à la maman de faire le tout dernier geste, comme la pose du voile. En Afrique, si la mariée porte une ceinture de coquillages pendant quarante jours après la noce, la fidélité s'installera dans son ménage.